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Les spectacles de conservatoire

Les Précieuses ridicules
la Dispute... et autres insanités
Touche pas à mon Hugo
Amours démasquées
Jeux de massacre
L'Abécédaire ou Compléments de temps
Morceaux choisis


Autant de spectacles signés par Thomas Gennari  qui mettent en jeu ses élèves du conservatoire d'Arras.

Élèves qui pour certains deviendront comédiens et avec qui le metteur en scène travaillera pour la plupart.

Ces spectacles conçus pour donner une première expérience professionnelle forgeront la philosophie de Teknè : être un lieu d'insertion professionnelle et de liberté de création où l'on s'essaie, où l'on fait l'expérience du "Je est un autre". 

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Molière

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Touche pas à mon Hugo ou la bataille de  Hernani

Victor Hugo

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Eugène Ionesco

Jeux de  massacre

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Barillet et Grédy, Lorca, Marivaux, Molière, Wedekind

Conservatoire national d’Arras, aujourd’hui départemental depuis la régionalisation : seul établissement artistique du Pas-de-Calais comportant, en plus de la Danse et de la Musique, une classe d’Art dramatique.
Thomas Gennari, comédien-metteur en scène : titulaire du poste de Professeur d’Art
dramatique de 1974 à 2008.
De la théorie à la pratique, en deux temps sur les deux décennies.

 

Dominante des années 80

Mobiliser l’ensemble des élèves de la classe d’Art dramatique sur une difficulté spécifique :
comment jouer un texte du XVII° siècle, comment peut-on être sincère en jouant, comment répéter sans reproduire, etc.
Chaque fois qu’ont pu être réunies nécessités pédagogiques (se confronter au public fait partie, à un moment, de l’apprentissage du jeu) et conditions matérielles (lieu, répétitions, technique, financement…), il en est résulté, pas vraiment ce qu’on appelle communément
un spectacle, mais, beaucoup plus que cela, à la manière des « chefs d’œuvre » des anciens artisans, des travaux pratiques d’acteur. Amateur ? professionnel ? A chacun de se déterminer ensuite, en connaissance de cause, la rigueur de l’initiation permettant,
préservant la liberté du choix.
Avec l’ambition – au lieu de briller un soir, seul ou en couple, dans un morceau choisi, après un travail intermittent – de confronter au contraire les apprentis-comédiens à des conditions plus proches de celles du métier :
- prise en charge d’un rôle ou d’un parcours de jeu dans son intégralité
- insertion au sein d’un groupe : la vingtaine d’élèves de la classe à chaque fois
- répétitions contractées : tout monter en 6 à 8 semaines de cours
- représentations en continuité : entre 15 et 20 représentations, sur trois à cinq semaines, permettent, entraînent une maturation.

 

« Qui eût cru que ce fût le Conservatoire qui innovât sur ce point »  (P.A. Touchard, 1982)

1981-1982
Les Précieuses ridicules
Molière dans l’escalier…
1982, les punks, images de la mode,

les précieuses de Molière 1659, mots d’une ancienne mode
sur les trois étages du Conservatoire devenu maison des précieuses

1982-1984
La Dispute de Marivaux
… et autres infidélités
(G. de Lorris, Schisgal, Courteline)
Du Moyen-Âge au XX ème siècle,
l’amour toujours : apprendre à mentir vrai
21 représentations – sous-sol du Conservatoire – juin 1983
12 représentations – Grand Hall Montorgueil / Paris – décembre 1984

1984-1985
Touche pas à mon Hugo
ou la bataille de Hernani
à partir de textes du XIX° siècle

Personnages et situations multiples : savoir passer des uns aux autres,
16 acteurs en pyjama pour 47 rôles : Talma, Byron, Hugo, Sainte-Beuve, Hernani, etc.

Salle des Orphéonistes (Théâtre d’Arras)

1985-1986
Amours démasquées
dans les scènes de Molière

La famille de toujours, en sous-vêtements anciens,
à travers les rapports parents-enfants
Auditorium du Conservatoire

 

1986-1987
Jeux de massacre
Ionesco

« -Seulement les singes attrapent cette maladie.
- Pourtant ce sont les gens qui apportent le virus. »
Début de la pièce, 1970, sans rapport avec le Sida…
Salle des Orphéonistes (Théâtre d’Arras)

1989-1990
Compléments de temps
Luc Tartar

Première pièce de cet ancien élève de la classe :
que des « petits jeunes » pour jouer tous les « petits vieux »
au Théâtre d’Arras sens dessus-dessous :
comédiens dans les loges/chambres de la salle à l’Italienne et public sur la scène…


« Un texte particulièrement intéressant de par son écriture spécifiquement théâtrale, et
courageux de par son sujet. Qu’un jeune auteur produise une vraie proposition d’écriture,réellement faite pour le théâtre, est assez rare pour que la Direction Régionale des Affaires Culturelles s’y intéresse et souhaite l’encourager à poursuivre et approfondir son travail ainsi que les équipes professionnelles qui souhaiteraient monter ses pièces. »


Alain Brunsvick
Conseiller pour le Théâtre, DRAC Nord - Pas-de-Calais, 2 mars 1990

 

« Les personnages existent, ils ont leur personnalité, leur langage, leurs contradictions, en eux et entre eux. Inversion de situation. Ici l’illusion se casse en cascade. La salle de théâtre, devenue scène, ne cesse jamais d’être la salle, l’hospice apparaît d’autant mieux, dans les interstices, l’émotion n’en est que plus grande. Je me souviendrai toujours de cette jeune actrice (Odile Lefranc) qui jouait une vieille muette, qui parlait si fort avec ses yeux, son corps. »

René Gaudy
Critique théâtral de Révolution et de Théâtre public, 18 mars 1990

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